Le Setlist Doctor

La courbe d'énergie du public face à l'effort du groupe, les remarques du Doctor, d'où viennent les scores, et pourquoi il ne faut pas lisser un set.

Écrit par Joseph

Dernière mise à jour Il y a 4 jours

Un set, ça se construit comme un morceau : une entrée, des montées, une respiration, une fin. Le Doctor met ça en courbe et te dit ce qui cloche.

📱 Les captures viennent de la version ordinateur. Sur téléphone et sur tablette, l'écran est rangé autrement — mais tout ce qui suit s'y fait pareil, avec les mêmes libellés. Seule la place bouge.

L'ouvrir

Ouvre une setlist. Au-dessus du déroulé, la petite courbe avec le stéthoscope, puis Ouvrir ›. Le Doctor remplace la colonne Répertoire.

Le Setlist Doctor

↩ Répertoire en haut à droite te ramène à la composition.

Lire la courbe

Deux tracés, que tu peux isoler avec Les deux / Public / Effort.

Énergie public, en jaune plein : ce que la salle ressent. C'est la courbe du spectacle.

Effort du groupe, en pointillés : ce que ça vous coûte de jouer. C'est la courbe de votre soirée.

Elles ne se ressemblent pas, et c'est le cœur du sujet. Un morceau peut mettre le feu sans vous épuiser, un autre vous vider sans que personne ne le remarque. Trois titres exigeants d'affilée au milieu du set, et la fin sera moins bonne que prévu.

Les repères sur la courbe : à régler (le morceau n'a pas de scores), hit fédérateur, bloc libre, vote du public, et PIC sur le sommet.

Les remarques

Sous la courbe, le Doctor écrit ce qu'il voit, en français et sans détour. Par exemple : « Ouverture confidentielle. Arto en n°1, c'est un titre discret et plutôt calme — assumé ? Un morceau plus fédérateur accroche la salle d'entrée de jeu. »

Le point d'interrogation est volontaire. Le Doctor ne décide pas à ta place : ouvrir sur un titre calme peut être un choix. Il s'assure juste que c'en est un.

L'avis du Doctor demande une analyse complète et écrite.

D'où viennent les scores

Culte écoute tes morceaux et remplit ce qu'il peut tout seul — la mention « Culte écoute tes morceaux, la courbe se complète en direct » en haut du panneau.

Pour une compo, ou un titre qu'il ne connaît pas, il n'a rien : le morceau apparaît « à régler » et tu poses les curseurs à la main. Tant qu'il en reste, la courbe est incomplète.

La règle d'or

Tes curseurs l'emportent toujours sur l'estimation de Culte. Si le Doctor te dit qu'un morceau est calme et que vous en faites un mur de son, corrige. Tu connais ta version, lui connaît l'originale.

Le piège : optimiser une courbe

La courbe est un outil de lecture, pas une note à maximiser. Un set parfaitement lissé est un set sans surprise.

Sers-t'en pour repérer les deux ou trois vrais problèmes — une ouverture molle, un creux au milieu, trois morceaux durs d'affilée — et laisse le reste tranquille.

À lire ensuite