Les blocs libres
Les moments où vous ne jouez pas comptent aussi dans la durée du set. Comment en ajouter, ce qu'on y met, et le bloc vide qui ne dit rien.
Écrit par Joseph
Dernière mise à jour Il y a 4 jours
Un set n'est pas qu'une suite de morceaux. Il y a les moments où vous ne jouez pas — et ils prennent du temps, eux aussi.
📱 Les captures viennent de la version ordinateur. Sur téléphone et sur tablette, l'écran est rangé autrement — mais tout ce qui suit s'y fait pareil, avec les mêmes libellés. Seule la place bouge.
En ajouter un
Sur la setlist, panneau Répertoire, section Ajouter au set.

✦ Bloc libre insère un bloc à la fin du déroulement. Tu le fais ensuite glisser où il doit être, comme un morceau.
Son voisin, 🗳 Bloc de vote, est un autre animal : c'est le moment où le public choisit le titre suivant, et il a son propre article.
À quoi il ressemble

Fond teinté, marqueur ✦, texte en italique : impossible de le confondre avec un morceau, même en jetant un œil de loin sur scène.
Deux choses s'éditent directement dessus, sans ouvrir quoi que ce soit :
Le libellé — clique, écris. C'est ce qui s'affichera en grand sur l'écran de scène quand le bloc arrivera.
La durée — 0:20, 5:00. Elle compte dans le total du set, et c'est tout l'intérêt.
Pourquoi la durée change tout
C'est la raison d'être des blocs, et elle n'est pas évidente au premier abord.
Ta setlist annonce 55 minutes de morceaux. La salle t'a donné une heure. Tout va bien — sauf que tu as un changement de plateau de cinq minutes au milieu, trois bonsoirs de vingt secondes et un rappel. Le vrai set fait 63 minutes, et tu le découvres sur scène.
Avec les blocs, le compteur en haut de la setlist dit la vérité : 55:41 / 1 h devient le temps réel, blancs compris. La jauge de durée cible compare ce chiffre-là à ce que la salle t'a accordé.
Ce qu'on y met
Les usages qui reviennent :
Les moments avec le public — bonsoir, présentation, merci. C'est exactement ce que Le Souffleur fabrique pour toi, et il crée des blocs libres : les deux outils sont le même objet, vu de deux côtés.
Les temps techniques — changement de plateau, accordage, changement de guitare.
Les respirations — la pause au milieu d'un set de deux heures, le rappel.
Les repères d'organisation — « fin de la première partie », « ici on voit si on continue ».
Sur scène et sur le papier
Sur l'écran de scène, un bloc affiche son libellé en grand, sa durée prévue, un chrono qui tourne depuis son ouverture — et qui passe au rouge quand vous dépassez — plus ce qui vient ensuite.
Sur la setlist imprimée, les blocs s'affichent si tu coches Blocs & moments dans les options d'impression. Décoché par défaut : certains groupes veulent une feuille avec les morceaux seuls, d'autres le déroulé complet. À toi de voir.
Le piège : le bloc vide qui ne dit rien
Un bloc sans libellé reste visible dans la setlist et sur scène — il affiche une ligne vide en grand. Personne ne comprend, et vous perdez les secondes que le bloc était censé vous faire gagner.
Si tu insères un bloc, nomme-le tout de suite. Même « pause » suffit.