Le Souffleur

Ce que vous dites au public entre les morceaux : les cinq ambiances, les mots qui se remplissent tout seuls le soir du concert, et pourquoi il ne faut pas le lire mot à mot.

Écrit par Joseph

Dernière mise à jour Il y a 4 jours

Le blanc entre deux morceaux, c'est là que la plupart des concerts se cassent la figure. Le Souffleur écrit vos phrases à l'avance et vous les met sous les yeux au bon moment.

📱 Les captures viennent de la version ordinateur. Sur téléphone et sur tablette, l'écran est rangé autrement — mais tout ce qui suit s'y fait pareil, avec les mêmes libellés. Seule la place bouge.

Ce n'est pas un prompteur

Distinguons tout de suite, parce que c'est la confusion la plus courante.

Le prompteur affiche les paroles, pendant que vous jouez.

Le Souffleur vous rappelle ce que vous dites au public, entre les morceaux. Le bonsoir, la présentation des membres, le lancement du vote, le merci à l'ingé son, la phrase avant le rappel.

Deux outils, deux moments. Celui-ci ne sert que quand la musique s'arrête.

Où il se trouve

Sur une setlist, en bas du panneau Répertoire.

La zone Ajouter au set

Le bouton porte sa promesse : remplir mes moments avec le public.

Choisir une ambiance

La modale du Souffleur

Cinq ambiances, et le choix compte : ce n'est pas un habillage, c'est le ton de toutes les phrases proposées.

Badass — pour envoyer. « Bonsoir {ta ville} !! On n'est pas venus faire de la figuration. »Chaleureux — proche, sans en faire trop. Sobre & classe — quand la salle est assise. Déjanté — quand vous assumez le second degré. Fan-club — quand la salle vous connaît déjà par cœur.

Prends celle qui ressemble à votre groupe sur scène, pas celle qui ressemble à ce que vous voudriez être. Une phrase Badass lue d'une voix hésitante, ça s'entend.

Les mots qui se remplissent tout seuls

C'est le détail malin, et il est écrit sous les ambiances : les mots surlignés — ta ville, la salle, l'ingé son — se remplissent tout seuls au concert.

Concrètement : tu écris ta setlist une fois, et le soir du concert à Saint-Nolff, la phrase dit Saint-Nolff. Le lendemain à Plaintel, elle dit Plaintel. Tu ne réécris rien.

Même chose pour le nom de la salle et le prénom de l'ingé son, pris sur la fiche du concert.

En répétition ou sur une setlist non rattachée à une date, ces mots restent neutres — la salle, l'ingé son. Normal : il n'y a pas de date à laquelle les rattacher.

Un bonus que peu de gens remarquent : le moment Présenter les zikos va chercher les vrais membres du groupe avec leur instrument. Tu n'as personne à taper.

Les cinq moments

Culte propose les cinq blancs classiques d'un concert :

Ouverture — chauffer la salle · 0:20 Présenter les zikos · 0:30 Lancer le vote du public · 0:15 Remercier la salle & l'ingé son · 0:15 Avant le rappel / clôture · 0:20

Tu coches ce que tu veux, tu cliques Ajouter au set, et chaque moment devient un bloc à sa place dans le déroulement. La durée est comptée dans le total de la setlist — vingt secondes de bonsoir, ça existe dans un set de 60 minutes.

Le bouton de chaque ligne retire une autre phrase du même tiroir. Relance jusqu'à tomber sur celle qui sonne comme vous.

Rien n'est figé

La phrase qui apparaît dans ta setlist est modifiable, comme n'importe quel bloc libre : clique dessus, réécris. Le Souffleur est un point de départ, pas un script.

C'est même l'usage recommandé. Prends la proposition, garde la structure, change trois mots pour que ce soit votre bouche qui parle.

Le piège : le lire mot à mot

Une phrase écrite se voit quand elle est récitée. Le Souffleur sert à ne pas chercher ses mots, pas à jouer une pièce.

Lis-la avant le concert, garde l'idée, dis-la avec tes mots. Le seul moment où lire littéralement a du sens, c'est pour les noms — le prénom de l'ingé son, celui de la salle. Ceux-là, personne ne t'en voudra de les avoir sous les yeux.

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